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Invalidité et RQTH : statuts, cumul possible et différences à connaître

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Invalidité et RQTH - AMBPI

L’invalidité et la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) sont deux dispositifs souvent confondus. Pourtant, ils répondent à des logiques différentes et peuvent, dans certains cas, se cumuler. En 2026, bien comprendre leur rôle respectif permet d’identifier le statut le plus adapté à sa situation professionnelle et médicale, et d’engager les démarches appropriées.

Quel taux d’invalidité pour une RQTH ?

Il n’existe aucun taux d’invalidité requis pour obtenir une RQTH.

La RQTH n’est pas fondée sur un pourcentage d’invalidité ou une perte de capacité de travail chiffrée. Elle repose sur une appréciation globale de la situation de la personne, et notamment sur l’impact du handicap ou de la maladie sur l’accès ou le maintien dans l’emploi.

Comment la RQTH est-elle évaluée ?

La reconnaissance est attribuée par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), après examen du dossier par la MDPH. Les critères pris en compte sont notamment :

  • la nature des limitations fonctionnelles ;

  • leur impact sur le travail ;

  • les besoins d’aménagement ou d’accompagnement professionnel.

Une personne peut donc bénéficier d’une RQTH sans être reconnue invalide, et inversement.

Quel statut quand on est en invalidité ?

Le statut dépend de la catégorie d’invalidité reconnue par la Sécurité sociale.

Invalidité catégorie 1

  • Capacité de travail réduite, mais activité professionnelle possible

  • Statut : assuré social en invalidité, pouvant être salarié ou indépendant

  • Pension d’invalidité versée en complément des revenus

Invalidité catégorie 2

  • Incapacité totale d’exercer une activité professionnelle

  • Statut : assuré social invalide, sans obligation de recherche d’emploi

  • Pension d’invalidité comme principale ressource

Invalidité catégorie 3

  • Incapacité totale de travail et perte d’autonomie

  • Statut : assuré social invalide avec majoration pour tierce personne

  • Pas de compatibilité avec une activité professionnelle

Dans tous les cas, l’invalidité est un statut de protection sociale, attribué par la CPAM, qui ouvre droit à une pension.

Peut-on cumuler RQTH et invalidité ?

La RQTH et l’invalidité relèvent de deux dispositifs distincts :

  • la RQTH dépend de la MDPH et concerne l’emploi ;

  • l’invalidité dépend de la CPAM et concerne l’indemnisation.

Dans quels cas le cumul est pertinent ?

Le cumul est particulièrement fréquent en invalidité catégorie 1, lorsque la personne :

  • conserve une activité professionnelle ;

  • a besoin d’aménagements de poste ;

  • bénéficie d’un accompagnement spécifique pour le maintien dans l’emploi.

En invalidité catégorie 2 ou 3, le cumul est possible sur le plan administratif, mais la RQTH a un intérêt limité si aucune activité professionnelle n’est envisagée.

Quelle est la différence entre invalidité et RQTH ?

La différence entre invalidité et RQTH repose sur l’objectif du dispositif.

L’invalidité

  • Reconnaît une perte de capacité de travail ou de gain

  • Ouvre droit à une pension financière

  • Attribuée par la CPAM

  • Fondée sur une évaluation médicale

La RQTH

  • Reconnaît une difficulté d’accès ou de maintien dans l’emploi

  • N’ouvre pas droit à une allocation financière directe

  • Attribuée par la MDPH

  • Fondée sur une évaluation globale du handicap

Une RQTH vise à favoriser l’emploi, tandis que l’invalidité vise à compenser une perte de revenus.

Invalidité, RQTH et emploi : quels effets concrets ?

Avec une RQTH

  • Accès à des aménagements de poste

  • Priorité pour certaines formations

  • Accès à l’accompagnement de Cap emploi

  • Prise en compte par l’employeur dans le cadre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés

Avec une invalidité

  • Protection financière via la pension

  • Encadrement strict du cumul avec les revenus

  • Révision possible en fonction de l’état de santé

Le cumul des deux permet, dans certains cas, de sécuriser à la fois l’emploi et les revenus.

Démarches à effectuer

Pour la RQTH

  • Dépôt d’un dossier auprès de la MDPH

  • Certificat médical détaillé

  • Décision de la CDAPH (durée limitée, renouvelable)

Pour l’invalidité

  • Demande auprès de la CPAM

  • Évaluation par le médecin conseil

  • Notification de la catégorie et du montant de la pension

Les démarches peuvent être menées indépendamment, sans obligation de simultanéité.

 

 

RQTH, invalidité et autres dispositifs

Le cumul RQTH et invalidité peut également faciliter l’accès à :

  • des aides à l’adaptation du poste de travail ;
  • des dispositifs de maintien dans l’emploi ;
  • certaines mesures d’accompagnement professionnel.

Il ne modifie pas directement les droits à la retraite, qui restent liés au statut d’invalidité et aux périodes assimilées.

Points de vigilance

  • La RQTH n’est pas automatique en cas d’invalidité
  • L’invalidité n’implique pas systématiquement une RQTH
  • Chaque dispositif peut être révisé ou retiré selon l’évolution de la situation
  • Les déclarations de situation doivent être faites auprès des organismes concernés

Conclusion

L’invalidité et la RQTH sont deux dispositifs complémentaires, mais distincts. Il n’existe pas de taux d’invalidité pour une RQTH, et le cumul des deux est possible, notamment pour les personnes encore en activité. Comprendre leurs différences permet de mieux sécuriser son parcours professionnel et social, en mobilisant les dispositifs les plus adaptés à sa situation.

Qu’est-ce que l’AMBPI ?

L’AMBPI, l’Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité, vous oriente dans vos démarches à suivre pour être reconnu invalide. Elle vous propose aussi, avec son partenaire COMPLEVIE, une mutuelle spéciale invalidité vraiment adaptée aux invalides.

L’AMBPI, Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité est née en 1994 d’un constat simple : les personnes en situation d’invalidité ne disposaient pas d’un système de complémentaire santé adapté à leur situation.
Pour être correctement remboursés des frais de santé mal pris en charge par la Sécurité Sociale (frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…) – même en tant qu’invalides – il leur fallait adhérer à une complémentaire santé classique. Et payer alors le prix fort alors que toute une partie de leurs soins étaient bien pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.

Fondée par un invalide souffrant lui-même d’une Affection Longue Durée et en partenariat avec la CRAM, l’association s’est alors donné pour mission d’élaborer le cahier des charges précis des besoins de remboursement santé des personnes en invalidité :

  • Globalement, aucun besoin pour les soins relevant de la maladie ou du handicap invalidant, du fait de sa prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.
  • Mais des besoins réels concernant les postes mal pris en charge par la Sécurité Sociale : frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…

Forte de plusieurs milliers d’adhérents, l’association a pu porter son cahier des charges à différentes mutuelles de santé pour obtenir des conditions de remboursement adaptées, au juste prix. 

Qu’est-ce que COMPLEVIE ?

COMPLEVIE est l’une des mutuelle santé que L’AMBPI a retenue pour la qualité de ses prestations spécialement adaptées aux personnes en situation d’invalidité, au juste prix. C’est une mutuelle santé de la région Ouest, particulièrement présente en Bretagne et en Normandie. Cependant, des milliers d’adhérents issus de toute la France et bénéficiaires de pensions d’invalidité ont adhéré à la mutuelle.

Consultez également nos conseils pour être reconnu invalide.

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