L’invalidité de catégorie 3 correspond au niveau le plus élevé de reconnaissance de l’invalidité par la Sécurité sociale. Elle concerne les personnes dont l’état de santé entraîne non seulement une incapacité totale de travail, mais aussi la nécessité d’une aide permanente pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne. En 2025, ce statut ouvre des droits spécifiques, notamment une pension majorée.
Comment être reconnu en invalidité catégorie 3 ?
L’invalidité de catégorie 3 est attribuée lorsque l’assuré remplit deux conditions cumulatives :
- une incapacité totale d’exercer une activité professionnelle,
- et la nécessité d’avoir recours à l’assistance d’une tierce personne.
Conditions médicales
La reconnaissance repose sur une évaluation approfondie par le médecin conseil de la CPAM.
Sont notamment pris en compte :
- une réduction de la capacité de travail ou de gain d’au moins deux tiers ;
- une incapacité durable à exercer toute activité professionnelle ;
- un besoin permanent d’aide pour des actes essentiels tels que :
- se lever ou se déplacer,
- s’habiller,
- se nourrir,
- assurer son hygiène personnelle.
- se lever ou se déplacer,
Cette assistance doit être nécessaire de manière régulière et durable, et non ponctuelle.
Conditions administratives
Comme pour les autres catégories d’invalidité, l’assuré doit :
- être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois ;
- justifier d’un minimum de cotisations ou d’heures de travail ;
- être âgé de moins de 62 ans au moment de la reconnaissance.
La demande peut être initiée par l’assuré ou proposée par la CPAM, notamment après une période d’arrêt de travail prolongée ou une invalidité déjà reconnue en catégorie 2.
Quels sont les avantages d’être en invalidité catégorie 3 ?
L’invalidité catégorie 3 ouvre droit à des avantages spécifiques, destinés à compenser une perte d’autonomie importante.
Une pension d’invalidité majorée
La pension comprend :
- la pension de base, calculée comme pour la catégorie 2 ;
- une majoration pour tierce personne, destinée à financer l’aide humaine nécessaire au quotidien.
Cette majoration est versée mensuellement et revalorisée chaque année.
Une protection sociale renforcée
Les personnes reconnues en invalidité catégorie 3 bénéficient également :
- d’une exonération du ticket modérateur pour de nombreux soins ;
- d’un accès facilité à certaines aides sociales, sous conditions de ressources ;
- d’une continuité des droits pour la retraite, les périodes d’invalidité étant prises en compte dans le calcul.
Une reconnaissance officielle de la perte d’autonomie
La catégorie 3 permet de faire reconnaître officiellement une situation de dépendance partielle ou totale, ce qui facilite l’accès à d’autres dispositifs d’accompagnement (aide à domicile, aménagement du logement, prestations sociales).
Quelle est la différence entre invalidité catégorie 2 et catégorie 3 ?
La différence entre l’invalidité catégorie 2 et la catégorie 3 repose sur le degré de dépendance, et non uniquement sur la capacité à travailler.
Invalidité catégorie 2
- Incapacité totale d’exercer une activité professionnelle
- Autonomie conservée pour les actes de la vie quotidienne
- Pension d’invalidité sans majoration pour tierce personne
Invalidité catégorie 3
- Incapacité totale de travailler
- Besoin permanent d’une assistance pour les actes essentiels
- Pension d’invalidité avec majoration pour tierce personne
Ainsi, une personne en catégorie 3 se distingue par une perte d’autonomie qui dépasse le seul cadre professionnel.
Est-ce qu’une personne avec une invalidité de catégorie 3 peut travailler ?
L’invalidité est attribuée lorsque l’état de santé rend impossible l’exercice de toute activité professionnelle, même aménagée. La reconnaissance repose précisément sur cette incapacité totale.
Cas théoriques exceptionnels
Dans de très rares situations, une activité extrêmement limitée et ponctuelle pourrait être tolérée, à condition qu’elle ne remette pas en cause :
- la nécessité d’une assistance permanente ;
- le caractère durable de l’incapacité.
Toute activité, même minime, doit impérativement être déclarée à la CPAM. En pratique, une reprise d’activité conduit presque toujours à une réévaluation du dossier, pouvant entraîner une modification de la catégorie d’invalidité.
Montant de la pension d’invalidité catégorie 3 en 2025
La pension d’invalidité de catégorie 3 est calculée sur la même base que celle de la catégorie 2, soit 50 % du salaire annuel moyen, à laquelle s’ajoute la majoration pour tierce personne.
En 2025 :
- la pension est soumise à un plafond réglementaire ;
- la majoration pour tierce personne fait l’objet d’une revalorisation annuelle.
Ce cumul permet d’assurer un niveau de ressources plus élevé, en cohérence avec les besoins spécifiques liés à la perte d’autonomie.
Révision et évolution de l’invalidité catégorie 3
Comme pour toute pension d’invalidité, la situation peut être révisée :
- en cas d’aggravation supplémentaire de l’état de santé ;
- en cas d’amélioration significative de l’autonomie ;
- lors de contrôles médicaux périodiques.
L’assuré peut également demander une révision s’il estime que ses besoins ont évolué.
Invalidité catégorie 3 et passage à la retraite
À partir de 62 ans, la pension d’invalidité est remplacée par une retraite pour inaptitude au travail, attribuée à taux plein.
La majoration pour tierce personne peut, sous conditions, être relayée par d’autres dispositifs d’aide liés à la perte d’autonomie.
Conclusion
L’invalidité de catégorie 3 correspond à une situation de santé particulièrement lourde, associant incapacité totale de travail et dépendance dans les actes de la vie quotidienne. Elle ouvre droit à une pension majorée et à une protection sociale renforcée. Bien comprendre les conditions de reconnaissance, les droits associés et les différences avec la catégorie 2 permet d’anticiper les démarches et d’assurer un accompagnement adapté.
Qu’est-ce que l’AMBPI ?
L’AMBPI, l’Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité, vous oriente dans vos démarches à suivre pour être reconnu invalide. Elle vous propose aussi, avec son partenaire COMPLEVIE, une mutuelle spéciale invalidité vraiment adaptée aux invalides.
L’AMBPI, Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité est née en 1994 d’un constat simple : les personnes en situation d’invalidité ne disposaient pas d’un système de complémentaire santé adapté à leur situation.
Pour être correctement remboursés des frais de santé mal pris en charge par la Sécurité Sociale (frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…) – même en tant qu’invalides – il leur fallait adhérer à une complémentaire santé classique. Et payer alors le prix fort alors que toute une partie de leurs soins étaient bien pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.
Fondée par un invalide souffrant lui-même d’une Affection Longue Durée et en partenariat avec la CRAM, l’association s’est alors donné pour mission d’élaborer le cahier des charges précis des besoins de remboursement santé des personnes en invalidité :
- Globalement, aucun besoin pour les soins relevant de la maladie ou du handicap invalidant, du fait de sa prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.
- Mais des besoins réels concernant les postes mal pris en charge par la Sécurité Sociale : frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…
Forte de plusieurs milliers d’adhérents, l’association a pu porter son cahier des charges à différentes mutuelles de santé pour obtenir des conditions de remboursement adaptées, au juste prix.
Qu’est-ce que COMPLEVIE ?
COMPLEVIE est l’une des mutuelle santé que L’AMBPI a retenue pour la qualité de ses prestations spécialement adaptées aux personnes en situation d’invalidité, au juste prix. C’est une mutuelle santé de la région Ouest, particulièrement présente en Bretagne et en Normandie. Cependant, des milliers d’adhérents issus de toute la France et bénéficiaires de pensions d’invalidité ont adhéré à la mutuelle.
Consultez également nos conseils pour être reconnu invalide.


