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La bilharziose compliquée, une maladie parasitaire causée par des vers plats

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Bilharziose compliquee

Qu’est-ce que la bilharziose compliquée ?

La bilharziose compliquée, également connue sous le nom de schistosomiase compliquée, fait référence à une forme grave de schistosomiase, une maladie parasitaire causée par des vers plats du genre Schistosoma. Cette condition survient lorsque l’infection par ces parasites n’est pas traitée ou lorsque l’infection est sévère.

La schistosomiase est principalement contractée par contact avec de l’eau contaminée par des larves de Schistosoma, généralement lors d’activités telles que la baignade, le lavage ou l’irrigation dans des zones où ces parasites sont endémiques. Les larves pénètrent dans la peau humaine et migrent vers les vaisseaux sanguins, où elles se développent en vers adultes et pondent des œufs. Les symptômes de la schistosomiase comprennent des maux de tête, de la fièvre, des douleurs abdominales, des douleurs musculaires, des démangeaisons cutanées, des douleurs articulaires et, dans les cas graves, des complications telles que des lésions hépatiques, rénales, pulmonaires ou neurologiques.

La bilharziose compliquée survient lorsque l’infection par les vers Schistosoma entraîne des complications graves. Cela peut inclure des lésions hépatiques graves pouvant entraîner une fibrose hépatique, une hypertension portale, une cirrhose ou un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire). De plus, les vers adultes peuvent migrer vers d’autres organes tels que les poumons, le cœur, le cerveau ou la moelle épinière, entraînant des lésions et des complications dans ces régions.

Le traitement de la bilharziose compliquée dépend des organes affectés et de la gravité des complications. Il peut nécessiter l’utilisation de médicaments antiparasitaires tels que le praziquantel pour éliminer les vers, ainsi que des traitements de soutien pour gérer les complications spécifiques. Une prévention efficace de la schistosomiase implique généralement des mesures d’hygiène appropriées, évitant les eaux stagnantes ou contaminées et la prise de médicaments prophylactiques dans les zones endémiques.

Combien de personnes en France sont touchées par la bilharziose compliquée ?

La bilharziose, ou schistosomiase, est principalement endémique dans les régions tropicales et subtropicales, et elle est rare en France métropolitaine. Par conséquent, le nombre de cas de bilharziose compliquée en France est extrêmement faible, voire nul dans la plupart des cas.

Cependant, il peut y avoir des cas sporadiques de schistosomiase chez des personnes ayant voyagé ou vécu dans des régions où la maladie est endémique. Ces cas sont généralement importés et ne sont pas considérés comme des infections autochtones. En raison de la rareté de la maladie en France et de la prévalence limitée des cas compliqués, il n’y a pas de données précises sur le nombre de personnes touchées par la bilharziose compliquée dans le pays.

Quels sont les symptômes de la bilharziose compliquée ?

Les symptômes de la bilharziose compliquée dépendent des organes affectés par l’infection parasitaire par les vers Schistosoma et des complications spécifiques qui en résultent. Voici quelques-uns des symptômes possibles de la bilharziose compliquée :

Symptômes généraux

  • Fièvre
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Perte d’appétit
  • Perte de poids

Symptômes liés aux lésions hépatiques

  • Douleurs abdominales, en particulier du côté droit de l’abdomen
  • Hypertension portale (augmentation de la pression dans la veine porte)
  • Ascite (accumulation de liquide dans la cavité abdominale)
  • Splénomégalie (augmentation de la taille de la rate)
  • Insuffisance hépatique, fibrose hépatique ou cirrhose dans les cas graves

Symptômes liés aux lésions rénales

  • Hématurie (présence de sang dans les urines)
  • Protéinurie (présence de protéines dans les urines)
  • Douleurs abdominales basses
  • Insuffisance rénale, qui peut être aiguë ou chronique

Symptômes liés à d’autres organes

  • Symptômes respiratoires, tels que toux, dyspnée (difficulté à respirer) ou pneumonie, si les vers Schistosoma migrent vers les poumons.
  • Symptômes neurologiques, tels que maux de tête sévères, convulsions, paralysie ou modifications de l’état mental, si les vers infectent le système nerveux central.

Tous les cas de schistosomiase ne présentent pas nécessairement des symptômes, en particulier dans les premiers stades de l’infection. Cependant, si la maladie n’est pas traitée, elle peut progresser vers des formes plus graves et provoquer des complications potentiellement mortelles. Si vous avez voyagé dans des régions où la schistosomiase est endémique et que vous présentez des symptômes compatibles, il est essentiel de consulter un médecin pour un diagnostic et un traitement appropriés.

Quels sont les publics à risque ?

Les personnes risquant de contracter la bilharziose, et éventuellement de développer des complications graves, sont généralement celles qui vivent ou voyagent dans des régions où la maladie est endémique. Voici quelques-uns des groupes de population à risque :

  1. Voyageurs
    Les personnes voyageant dans des régions tropicales et subtropicales où la schistosomiase est endémique, peuvent être exposées au parasite responsable de la maladie en entrant en contact avec de l’eau douce contaminée.
  2. Résidents des zones endémiques
    Les habitants des régions où la schistosomiase est répandue courent un risque accru d’infection s’ils ont un contact fréquent avec des sources d’eau douce contaminées, telles que des lacs, des rivières ou des étangs.
  3. Travailleurs agricoles et pêcheurs
    Les personnes dont les activités professionnelles les exposent à un contact régulier avec de l’eau douce contaminée, telles que les travailleurs agricoles, les pêcheurs ou les ouvriers des industries extractives, peuvent être plus à risque de contracter la maladie.
  4. Enfants
    Les enfants vivant dans des régions endémiques sont souvent exposés à un risque accru d’infection en raison de leurs habitudes de jeu et de leurs activités récréatives dans l’eau.
  5. Personnes pratiquant des activités aquatiques
    Les personnes participant à des activités telles que la baignade, le canotage, le rafting ou le ski nautique dans des eaux douces contaminées sont exposées à un risque accru d’infection.
  6. Travailleurs humanitaires et militaires
    Les personnes travaillant dans des missions humanitaires ou militaires dans des régions endémiques peuvent également être exposées au risque de schistosomiase en raison de leur exposition à des sources d’eau contaminées.

La bilharziose est rare en France métropolitaine et les cas diagnostiqués sont généralement issus de personnes ayant voyagé dans des régions où la maladie est endémique. Cependant, il est essentiel pour les personnes exposées à un risque d’infection de prendre des mesures préventives, telles que l’évitement de l’eau douce contaminée et l’utilisation de vêtements protecteurs, ainsi que de rechercher un traitement médical approprié en cas de symptômes.

Quelles sont les complications possibles de la bilharziose compliquée ?

La bilharziose compliquée peut entraîner plusieurs complications graves, en particulier si l’infection n’est pas traitée ou si elle est négligée. Voici quelques-unes des complications possibles de la bilharziose compliquée :

  1. Lésions hépatiques graves
    Les vers Schistosoma adultes peuvent pondre des œufs dans les vaisseaux sanguins du foie, ce qui peut entraîner une inflammation chronique et des lésions hépatiques. Dans les cas graves, cela peut conduire à une fibrose hépatique, une cirrhose, une hypertension portale et un risque accru de cancer du foie (carcinome hépatocellulaire).
  2. Lésions rénales
    Les œufs de Schistosoma peuvent également migrer vers les reins, provoquant une inflammation et des lésions rénales. Cela peut conduire à une glomérulonéphrite, une insuffisance rénale aiguë ou chronique, ainsi qu’à une hypertension artérielle.
  3. Complications gastro-intestinales
    Les vers Schistosoma peuvent causer des lésions dans les intestins, provoquant des saignements, des ulcères et une inflammation. Dans les cas graves, cela peut entraîner des complications telles que des perforations intestinales, des occlusions intestinales ou des infections bactériennes secondaires.
  4. Complications pulmonaires
    Dans certains cas, les œufs de Schistosoma peuvent migrer vers les poumons, provoquant une inflammation des tissus pulmonaires. Cela peut entraîner des symptômes tels que des douleurs thoraciques, une toux, des difficultés respiratoires et, dans les cas graves, une pneumonie ou une fibrose pulmonaire.
  5. Complications neurologiques
    Dans de rares cas, les vers Schistosoma peuvent migrer vers le système nerveux central, provoquant des complications neurologiques telles que des maux de tête sévères, des convulsions, une paralysie ou des altérations de l’état mental.
  6. Complications cardiovasculaires
    L’inflammation chronique causée par l’infection par Schistosoma peut également affecter le système cardiovasculaire, entraînant des complications telles que des troubles du rythme cardiaque, une hypertension pulmonaire et une insuffisance cardiaque congestive.

Toutes les personnes infectées par la bilharziose ne développeront pas nécessairement des complications graves. Cependant, la bilharziose compliquée peut être potentiellement mortelle si elle n’est pas traitée rapidement et efficacement. Un diagnostic précoce et un traitement approprié sont essentiels pour réduire le risque de complications graves et améliorer les résultats cliniques.

Quels en sont les traitements ?

Le traitement de la bilharziose, ou schistosomiase, implique généralement l’utilisation de médicaments antiparasitaires pour éliminer les vers Schistosoma responsables de l’infection. Le médicament le plus couramment utilisé pour traiter la schistosomiase est le praziquantel. Voici comment le traitement est généralement administré :

  1. Administration du médicament
    Le praziquantel est administré par voie orale sous forme de comprimés. La posologie et la durée du traitement dépendent de divers facteurs, notamment de la gravité de l’infection, du type de Schistosoma impliqué et du poids du patient. Les doses peuvent varier, mais elles sont souvent réparties sur une à plusieurs journées.
  2. Suivi médical
    Après avoir reçu le traitement, les patients sont invités à bénéficier d’un suivi médical régulier pour surveiller leur réponse au traitement et pour détecter toute complication éventuelle.

En plus du traitement antiparasitaire, d’autres mesures peuvent être nécessaires pour gérer les complications de la bilharziose compliquée. Par exemple :

  • Pour les patients présentant des lésions hépatiques ou rénales graves, une gestion symptomatique, des traitements pour réduire l’inflammation et des interventions spécifiques peuvent être nécessaires.
  • En cas de complications pulmonaires ou cardiovasculaires, un traitement approprié pour gérer les symptômes et améliorer la fonction pulmonaire ou cardiaque peut être recommandé.
  • En cas de lésions neurologiques, une prise en charge spécialisée, notamment des médicaments pour contrôler les symptômes et des interventions de réadaptation, peut être nécessaire.

Le traitement de la bilharziose compliquée doit être individualisé en fonction des besoins spécifiques de chaque patient et des complications spécifiques qu’il présente. Une approche multidisciplinaire impliquant des médecins spécialisés dans divers domaines de la médecine peut être nécessaire pour assurer une gestion optimale de la maladie et de ses complications.

Qu’est-ce que l’AMBPI ?

L’AMBPI, l’Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité, vous oriente dans vos démarches à suivre pour être reconnu invalide. Elle vous propose aussi, avec son partenaire COMPLEVIE, une mutuelle spéciale invalidité vraiment adaptée aux invalides.

L’AMBPI, Association de Mutualisation des Bénéficiaires de Pensions d’Invalidité est née en 1994 d’un constat simple : les personnes en situation d’invalidité ne disposaient pas d’un système de complémentaire santé adapté à leur situation.
Pour être correctement remboursés des frais de santé mal pris en charge par la Sécurité Sociale (frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…) – même en tant qu’invalides – il leur fallait adhérer à une complémentaire santé classique. Et payer alors le prix fort alors que toute une partie de leurs soins étaient bien pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.

Fondée par un invalide souffrant lui-même d’une Affection Longue Durée et en partenariat avec la CRAM, l’association s’est alors donné pour mission d’élaborer le cahier des charges précis des besoins de remboursement santé des personnes en invalidité :

  • Globalement, aucun besoin pour les soins relevant de la maladie ou du handicap invalidant, du fait de sa prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.
  • Mais des besoins réels concernant les postes mal pris en charge par la Sécurité Sociale : frais d’optique, dentaires, audioprothèses, voire, appareillages, béquilles…

Forte de plusieurs milliers d’adhérents, l’association a pu porter son cahier des charges à différentes mutuelles de santé pour obtenir des conditions de remboursement adaptées, au juste prix. 

Qu’est-ce que COMPLEVIE ?

COMPLEVIE est l’une des mutuelle santé que L’AMBPI a retenue pour la qualité de ses prestations spécialement adaptées aux personnes en situation d’invalidité, au juste prix. C’est une mutuelle santé de la région Ouest, particulièrement présente en Bretagne et en Normandie. Cependant, des milliers d’adhérents issus de toute la France et bénéficiaires de pensions d’invalidité ont adhéré à la mutuelle.

Retrouvez ici les garanties proposées par la mutuelle COMPLEVIE pour les particuliers invalides.

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